![]() |
![]() |
||
|
vous êtes ici: le chrysotile / Santé et sécurité / 9 questions/réponses 9 questions / réponses relatives à la santé Question 4 L'amiante en milieu de travail. L'amiante peut-il être manipulé sans causer des risques excessifs aux travailleurs? Quel est le risque couru par les travailleurs qui manipulent l'amiante chrysotile, compte tenu des niveaux d'exposition contrôlés actuels? Réponse: La fibrose pulmonaire, le cancer du poumon et les mésothéliomes font manifestement l'objet d'une corrélation avec l'exposition à des fibres d'amiante inhalables en suspension dans l'air. On a constaté cette corrélation à la fois en ce qui concerne l'intensité (dose) et la durée de l'exposition. La corrélation est forte surtout pour les mésothéliomes et l'exposition aux variétés amphiboles de l'amiante. Pour ce qui est de l'intensité de l'exposition (ou des niveaux d'exposition), cet aspect a été étudié plus récemment, notamment en ce qui concerne les niveaux d'exposition très faibles au chrysotile seulement. Les résultats d'enquêtes sur des cohortes, relatés ces derniers temps, dans lesquelles on a étudié uniquement les effets sur la santé de niveaux très faibles de chrysotile, appuient les énoncés suivants:
Références pour la question 4: Berry G, et Newhouse ML (1983). British Journal of Industrial Medicine 40(1): 1-7 Une étude sur la mortalité (1942-1980) menée dans une usine de production de matières de friction, utilisant presque exclusivement le chrysotile. En comparaison avec le taux de mortalité national, on n'a pas détecté de surmortalité causée par le cancer du poumon, le cancer gastro-intestinal, ou d'autres formes de cancer. Les niveaux d'exposition étaient faibles, 5% des hommes seulement ont accumulé 100 fibres-années/ml. Les auteurs déclarent: «L'expérience menée dans cette usine sur une période de plus de 40 ans a montré que l'amiante chrysotile était traité sans surmortalité détectable». Newhouse ML, et Sullivan KR (1989). British Journal of Industrial Medicine 46(3):176-179. L'étude de 1983 (mentionnée ci-dessus) a été prolongée de sept ans. Les auteurs confirment qu'il n'y a pas eu de surmortalité causée par le cancer du poumon ou par d'autres tumeurs reliées à l'amiante, ou par des maladies pulmonaires chroniques. Après 1950, les contrôles sanitaires de cette usine ont été améliorés progressivement et, à partir de 1970, les niveaux d'amiante n'ont pas dépassé 0,5-1,0 f/ml. Les auteurs déclarent: «On peut conclure que, avec un bon contrôle environnemental, on peut utiliser l'amiante en usine sans causer de surmortalité». Thomas HF, Benjamin IT, Elwood PC, et Sweetnam PM (1982). British Journal of Industrial Medicine 39(3):273-276. Dans une usine d'amiante-ciment utilisant seulement le chrysotile, 1 970 travailleurs ont été suivis de près, et leurs statistiques de mortalité ont été étudiées. Il n'y a eu aucun accroissement notable du ratio standardisé de mortalité (RSM) en ce qui concerne les causes de mortalité examinées, y compris toutes les causes, tous les néoplasmes, cancers du poumon et de la plèvre, et cancers du tractus gastro-intestinal. Les auteurs donnent à entendre: «Ainsi, les résultats généraux de cette enquête sur la mortalité indiquent que la population de l'usine d'amiante chrysotile-ciment examinée n'est exposée à aucun risque excessif en ce qui concerne la mortalité totale, tous les types de mortalité par cancer, les cancers des poumons et des bronches, ou les cancers gastro-intestinaux». McDonald JC, Liddell DK, Dufresne A, et McDonald AD (1993). British Journal of Industrial Medicine 50:1073-1081. L'étude regroupe sans aucun doute la plus grande cohorte de travailleurs de l'amiante jamais étudiée et suivie de près durant la plus longue période, c'est-à-dire celle des mineurs et des mouliniers des mines de chrysotile du Québec. La cohorte, qui a été établie en 1966, comprend environ 11 000 travailleurs nés entre 1891 et 1920, et qui ont été suivis par la suite. On a utilisé au maximum toutes les mesures de détermination du taux d'empoussiérage pour évaluer l'exposition de chaque cohorte en matière de durée, d'intensité et du moment. Les conclusions sur la mortalité ont été publiées à cinq reprises, et le plus récent rapport fournit une mise à jour des résultats des analyses de la mortalité pour la période de 1976 à 1988 inclusivement. Une des principales conclusions de cette mise à jour précise que sur plusieurs catégories étroites d'exposition jusqu'à 300 mpcf.y, le RSM du cancer du poumon fluctuait aux environs de l'unité, sans preuve d'une tendance et avec un accroissement en flèche du niveau d'exposition. Encore récemment, les mêmes auteurs ont confirmé leurs premières conclusions avec une mise à jour sur la mortalité jusqu'en 1992: Liddell FDK, McDonald AD et McDonald JC. Ann. Occup. Hyg. 41:1335 (1997). |
||||||||
![]() |
|||||||||
| Institut du CHRYSOTILE Institute © 1999-2005 Tous droits réservés | |
| Informations légales | Carte du site | |