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vous êtes ici: le chrysotile / Santé et sécurité / 9 questions/réponses 9 questions / réponses relatives à la santé Question 8 Matériaux de friction en amiante: Quelle est la contribution à l'environnement général découlant de l'utilisation de l'amiante dans les matériaux de friction? Réponse: Depuis plus de 70 ans, l'amiante est un constituant majeur des matériaux de friction pour automobiles, dans lesquels la présence d'amiante chrysotile principalement (de 25% à 65% du poids) confère résistance, flexibilité et tenue à la chaleur aux garnitures de freins, en plus des propriétés d'usage et de résistance à la friction. Des enquêtes approfondies menées avec l'appui de l'Environmental Protection Agency des États-Unis ont montré que plus de 99,7 % de l'amiante émis, en moyenne, résultant de l'usure et de l'abrasion, a été transformé en d'autres produits comme la forstérite, une matière qui s'est révélée non cancérogène pour les animaux. De plus, on a déterminé qu'un tel amiante (moins de 1%), qui peut être présent dans les débris d'usure, est constitué principalement de fibres très courtes (0,3 µm). Ainsi, l'émission de fibres libres résultant de l'usure des garnitures de freins est un facteur de pollution atmosphérique urbaine qui a un effet négligeable sur la santé. En effet, des estimations récentes des concentrations d'amiante dans l'air, résultant du freinage des automobiles dans de grandes villes américaines, s'échelonnent entre 0,051 ng/m3 (Rochester, NY) et 0,258 ng/m3 (Los Angeles, CA). Si on avait utilisé un facteur de conversion de 30 fibres mesurées par voie optique par nanogramme d'amiante utilisé, les valeurs de la ville de Los Angeles auraient été de 7,74 f/m3 ou 0,000007 f/cc. Références pour la question 8: Lynch JR (1968). Journal of the Air Pollution Control Association. 18(12):824-826 Cette étude menée par des chercheurs du Public Health Service (Cincinnati) du Department of Health, Education and Welfare des États-Unis fournit des preuves provenant des analyses de la poussière recueillie à l'intérieur de tambours de freins enlevés pour le regarnissage des freins, et aussi d'expériences de laboratoire imaginées pour permettre l'échantillonnage des produits de décomposition de la garniture dans le cadre des conditions de fonctionnement. Les auteurs concluent: «Une faible proportion seulement de l'amiante usagé, provenant des garnitures de freins, est rejeté sous forme de fibres libres; le reste est transformé en une autre sorte de minéral, à cause des températures extrêmes produites à certains petits points sur la surface de la garniture. Ainsi, même si l'air urbain contient quelques fibres libres découlant de l'usure des garnitures de frein, elles représentent une très faible proportion de la quantité totale d'amiante utilisé dans la fabrication des freins». Jacko MG, DuCharme RT, et Somers JH (1973). Society of Automotive Engineers, réimpression nº 730548: 1813-1831 Dans ce rapport préparé par des travailleurs scientifiques de la Bendix Corporation et par l'Environmental Protection Agency des États-Unis, les auteurs affirment que plus de 99,7% des rejets d'amiante, en moyenne, ayant lieu durant le fonctionnement du véhicule sont emprisonnés ou émis sous forme de particules d'olivine ou de forstérite. Jaffrey S (1990). Annals of Occupational Health. 34:529-534 Des données recueillies au Royaume-Uni et provenant de situations à très forte circulation (Ville de Londres), indiquent que l'utilisation de l'amiante pour de telles applications ne cause aucune contribution mesurable aux concentrations d'amiante dans l'air de l'environnement urbain. Le dénombrement de fibres d'amiante probablement émises par la circulation automobile, à deux nœuds routiers très achalandés de la région métropolitaine de Londres (l'autoroute nº 1 de la voie de ceinture nord et le passage souterrain Euston), variaient de 0,0002 à 0,0004 f/ml. |
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