10. Surveillance de la qualité de l'air
Il est crucial de mesurer les émissions de fibres dans l'air sur les lieux de travail, pour évaluer l'efficacité des méthodes de contrôle et démontrer que l'entreprise se conforme à la réglementation. Tout programme de surveillance de la qualité de l'air doit faire l'objet d'un véritable engagement de la part de la direction, d'une stratégie complète et de méthodes de mesure éprouvées.
10.1 Programme de surveillance
Il est important d'établir un programme de surveillance systématique de la qualité de l'air afin de déterminer si l'exposition des travailleurs à la poussière de chrysotile est bien contrôlée. Pour mesurer les concentrations, il faut également procéder à des prélèvements individuels. Des échantillons statiques doivent être pris lorsque nécessaire.
Les objectifs d'un programme de surveillance sont les suivants:
- la protection de la santé des travailleurs;
- l'efficacité des mesures préventives;
- l'enregistrement et la comparaison régulière des niveaux d'empoussiérage (stabilité, augmentation ou diminution);
- vérification des effets sur l'exposition de tout changement dans le processus de production ou les méthodes de travail;
- la promotion et l'implantation de mesures préventives plus efficaces.
Le programme de surveillance de la qualité de l'air doit être la responsabilité d'un personnel spécialisé, bien formé et utilisant l'équipement adéquat. Ces personnes devraient se tenir au courant des plans de garantie de qualité nationaux ou internationaux.
10.2 Méthodes de mesure
La technique la plus répandue pour mesurer les concentrations de fibres respirables dans l'air utilise le filtre à membrane et le microscope optique par contraste de phase. La méthode courante est celle de l'Association internationale de l'Amiante (RTM 1, 1982), adoptée aussi par l'OIT en 1984. Il existe d'autres méthodes dont celle de NIOSH 7400 et la nouvelle méthode pour les fibres en suspension dans l'air recommandée par l'OMS.